Vous trouverez ci-dessous quelques témoignages d’anciens diplômés… ainsi qu’une photo de la cérémonie de remise des diplômes. Une association d’anciens est en cours de constitution.

Cérémonie Remise des Masters 2014

 

 

 

Aline O, 27 ans, diplômée 2012 : Doctorante

Avant le Master Sociologie d’enquête : les sciences sociales dans leur globalité en classes préparatoires, une spécialisation en sociologie à l’université

Après deux années de classes préparatoires BL, lettres et sciences sociales, j’ai intégré l’ENS de Cachan pour y effectuer une double licence en sociologie et histoire. En première année de Master, je me suis spécialisée en sociologie à Paris IV, université partenaire de l’ENS. Pendant cette même année, j’ai fait un Erasmus lors duquel j’ai décidé de poursuivre mes études ailleurs qu’à Paris IV car la famille et le genre qui étaient mes domaines de recherche de prédilection n’étaient pas ou seulement très peu enseignés dans cette faculté.

Le master Sociologie d’enquête pour approfondir le champ de la famille en sociologie

Souhaitant me consacrer à la sociologie de la famille, je me suis dirigée vers le Master 2 Sociologie d’enquête de l’université Paris Descartes où cet axe constitue un domaine de recherche majeur. C’est d’ailleurs ici que François de Singly, sociologue de la famille reconnu, y enseigne, ce qui m’a d’autant plus encouragée à y poursuivre mes études.

Et après le Master ? Une année de césure avant d’entreprendre une thèse

Après avoir obtenu mon master, j’envisageais de mener une thèse mais je ne voulais pas en entreprendre une immédiatement après obtention de mon diplôme. Aussi, j’ai décidé de prendre une année de césure pendant laquelle j’ai effectué un service volontaire Européen (équivalent du service civique à l’étranger). Dans ce cadre, j’ai été amenée à prendre en charge des personnes âgées. Cette année de césure m’a permis de préparer un projet de thèse qui a abouti à un financement de trois ans par l’INED. Ma thèse que je prépare depuis deux ans à Sciences-po porte sur les minorités masculines dans des filières d’enseignement supérieur très féminisées (sage-femme et assistant-e social-e). Elle combine à la fois sociologie du genre et sociologie de l’éducation.

 

Bastien G, 29 ans, diplômé 2011 : Chargé d’expertise, sociologue du travail

Avant le Master Sociologie d’enquête, un parcours consacré à la sociologie

Après avoir obtenu mon baccalauréat économique et social, j’ai préparé une licence en sociologie à l’université d’Evry puis une première année de master de sociologie à l’Université Paris IV Sorbonne.

Le Master Sociologie d’enquête, un diplôme qui mène aussi bien à la professionnalisation qu’à la recherche

Après une première année de Master à l’Université Paris IV, je me suis dirigé vers l’université Paris Descartes qui ouvrait sa toute première promotion du Master Sociologie d’enquête. J’ai choisi cette formation car l’intitulé même du diplôme « sociologie d’enquête » ainsi que le contenu des enseignements nous ouvraient les perspectives d’une sociologie pratique (et pas seulement théorique) en nous formant à l’enquête qualitative et quantitative. Nous pouvions donc attendre de cette conception de la sociologie qui combine à la fois théorie et pratique, des débouchés pouvant mener aussi bien à la professionnalisation qu’à la recherche […].

Après le Master, un premier emploi de chargé d’études statistiques

Suite à l’obtention de mon diplôme, j’ai travaillé un an à l’Université Paris Descartes dans les locaux du SOFIP (service d’orientation). J’ai d’abord occupé un emploi de gestionnaire d’enquête avant de devenir chargé d’études statistiques. Dans ce cadre, j’ai été amené à réaliser une enquête sur les conditions d’études et l’insertion professionnelle des étudiants de l’université. Je m’occupais alors de la logistique des enquêtes autrement-dit de la mise en ligne des questionnaires sur LimeSurvey, de la gestion des bases de données au fur et à mesure des réponses ainsi que du recrutement et de la supervision d’une petite équipe d’enquêteurs téléphonique […]. Devenu chargé d’étude entre temps, je me suis occupé de clore l’enquête en « nettoyant » et « vérifiant l’intégrité des données » de l’enquête afin de les importer sous des logiciels de traitement statistique (Sphynx et Excel). Par la suite, j’ai été en charge du traitement des résultats en réalisant une description statistique assez simple et en les mettant en forme, ce qui a abouti à la rédaction d’une synthèse.

Et maintenant ? Chargé d’expertise et sociologue du travail

Depuis 2013 je suis salarié au sein d’une société coopération et participative (SCOP) qui est un cabinet d’expertise agréé par le Ministère du travail. Ce cabinet réalise des expertises sur demande des représentants du personnel au Comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHSCT). J’ai obtenu un CDI à l’issue d’une période de un an et demi en CDD. J’ai maintenant le titre de chargé d’expertise, sociologue du travail. Les missions et les responsabilités sont multiples et variées allant de l’instruction des demandes d’expertise jusqu’à la réalisation du produit final (un « rapport d’expertise » qui est remis aux représentants du personnel et au prédisent du CHSCT) […] et présentation des résultats.

 

Claire F, 29 ans, diplômée 2014 : Psychiatre

Le Master Sociologie d’enquête pour donner des pistes de réflexion à une thèse de médecine…

J’ai la particularité d’avoir fait le Master Sociologie d’enquête au cours de mes études de médecine […] entre ma troisième et ma quatrième (et dernière) année de spécialisation en psychiatrie. Après avoir fini le Master, j’ai donc fait ma quatrième année de spécialisation en psychiatrie où j’ai écrit ma thèse de médecine qui s’est appuyée sur l’enquête faite lors du M2.

… et pour se familiariser à la recherche qualitative

Je souhaitais également me familiariser avec la recherche qualitative au cours de mon cursus de médecine, et j’étais attirée par les sciences humaines et notamment le point de vue de la sociologie sur la santé mentale, auquel j’ai été sensibilisée lors du DIU Médecine-Humanités de Paris 5 que j’ai suivi. La deuxième année de ce DIU proposait de suivre quelques enseignements dans l’ensemble des cours du Press Sorbonne, j’ai donc choisi d’assister à une UE du l’année de M1 du Master Sociologie d’enquête, ainsi qu’au TD de méthodes qualitatives de cette même année. J’ai été enthousiasmée et j’ai demandé à assister à l’année de M2, ce qui a été accepté par le directeur du master.

Après le Master, un premier emploi d’internet en psychiatrie… loin de la sociologie

Mon emploi était celui d’un interne en psychiatrie, en centre ambulatoire de consultation de psychiatrie publique, avec des tâches d’évaluation diagnostique et thérapeutique des patients, et de coordination des soins. Cependant, cet emploi n’avait rien à voir avec ma validation du diplôme. Je n’ai pas exercé depuis de travail impliquant directement mes connaissances acquises dans le diplôme de M2, notamment en recherche qualitative et/ou quantitative. Depuis novembre 2015 à l’issue de ma dernière année de spécialisation, je suis psychiatre à temps complet dans un centre ambulatoire de diagnostic et de traitement des addictions à Lausanne en Suisse

 

Manon C, 25 ans, diplômée 2014 : Chargée de mission au développement syndical

Avant le Master Sociologie d’enquête, la licence Sciences Humaines et Sociales de l’université

Après avoir passé un baccalauréat Sciences Economiques et Sociales, spécialité mathématiques, en 2009, je me suis orientée vers la licence Sciences Humaines et Sociales de l’université Paris Descartes.

Le Master Sociologie d’enquête pour sa formation aux méthodes…

D’après mes souvenirs, ce Master a été créé lorsque j’étais en 2e année de licence […] Il m’a tout de suite intéressée par son aspect pragmatique qui offre aux étudiants la possibilité d’approfondir les méthodologies qualitatives et quantitatives grâce aux nombreuses enquêtes que nous réalisons au cours de ce cursus.

… et pour se professionnaliser

Ce master offre également la possibilité d’effectuer des stages […] grâce aux cours qui sont concentrés sur deux jours et demi (ou trois en fonction des options choisies par les étudiant-e-s). […] Les étudiant-e-s bénéficient donc de la possibilité de travailler à côté de leurs études […] afin de commencer à construire leur CV en multipliant les stages. Il s’agit d’un atout indispensable pour se faire une place sur le marché du travail dont je me suis saisi. Ainsi, j’ai effectué quatre stages tout au long de mon Master […]. Ils m’ont permis d’accumuler une expérience indispensable pour trouver un travail à la sortie d’un Master 2, de connaître différents environnements et différents métiers tels que chargé d’études, chargé de mission dans des services de développement durable, association pour les malades du cancer, dans l’organisation d’un service à l’Institut Curie etc. J’ai également pu obtenir des lettres de recommandation pour appuyer mes futures candidatures.

Après le Master, un emploi très court de chargée de mission à la Mutualité Sociale Agricole…

Suite à l’obtention de mon Master 2 en 2014, j’ai tout de suite commencé ma recherche active d’emploi. J’ai considéré cette mission comme un « emploi à plein temps ». Au regard du marché du travail, j’ai pris conscience qu’il fallait rapidement s’y insérer et être « actif » afin d’attirer l’œil du recruteur. Aussi, j’ai envoyé de huit à dix curriculum vitae par jour, ce qui m’a permis d’obtenir, au terme d’un mois et demi de recherche, un CDD très court de un mois et demi en tant que chargée de mission à la Caisse Centrale de la Mutualité Sociale. Je me suis alors occupée du bilan du Budget 2014 de la CCMSA, ainsi que de quelques enquêtes effectuées avec des médecins du travail concernant la prévention au travail dans les métiers agricoles.

Et maintenant ? Chargée de mission au développement syndical au sein de la CFE-CGC

Un mois et demi après la fin de ce premier contrat pendant lequel je n’ai pas cessé de poursuivre mes recherches de travail, j’ai obtenu un CDI à la CFE-CGC en tant que chargée de mission au développement syndical. Ce poste est polyvalent. Je réalise des bilans statistiques sur les différents mandats : prud’hommes, conseillers du salarié, etc. J’organise également des séminaires et des colloques. Je me charge de leur construction, de la communication autour de ces événements, je recherche et contacte avec les conférenciers, les hôtels dans lesquels sont organisées ces manifestations etc. Plus globalement, je suis en charge des relations avec les partenaires financiers, politiques, et du développement syndical de la CFE-CGC au niveau de Paris. Il s’agit, dans un contexte de déclin du monde syndical, de communiquer, de proposer des actions et de savoir être force de propositions auprès des élus.

 

Pedro P, 33 ans, diplômé 2014 : Chargé des études, des statistiques, de l’observation et de la prospective au sujet des actions sociales au sein d’une association humanitaire

Avant le Master Sociologie d’enquête, des études de mathématiques… puis une « reconversion » en Sciences humaines

J’ai d’abord fait des études de mathématique supérieure et informatique dans mon pays d’origine avant de décider de me reconvertir aux Sciences Humaines. En effet, je ne voyais pas du tout mon avenir professionnel face à un ordinateur en train de programmer […] C’est ainsi que j’ai recommencé de zéro : licence de sociologie à Paris 8, puis le Master Sociologie d’enquête à Paris Descartes.

Le Master Sociologie d’enquête pour sa formation théorique et méthodologique solide

L’intitulé et la plaquette de présentation m’ont fait sentir que contrairement à d’autres Master en sciences humaines, celui-là alliait un niveau théorique rigoureux aux aspects pratiques et méthodologiques qui font défaut à beaucoup de jeunes chercheurs. J’ai pu confirmer par la suite que non seulement l’intitulé du diplôme est « vendeur » dans un CV mais que les enseignements dispensés ouvrent la porte à la recherche mais aussi à un éventail de possibilités de métier dans le monde de l’entreprise.

Pendant le Master, un stage qui débouche sur un CDD puis un CDI de chargé d’études au sein d’une association humanitaire

Avant la fin du Master, j’ai débuté un stage de six mois au sein d’une association humanitaire. C’est dans ce contexte que j’ai réalisé une étude sur l’utilité sociale d’un dispositif bénévole qui accueillait des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. La fin du Master a ensuite coïncidé avec mon recrutement en CDD avec promesse de passage en CDI pour un poste créé à la suite de mon stage. Je suis alors devenu chargé des études, des statistiques, de l’observation et de la prospective au sujet des actions sociales de cette association. J’y suis actuellement en CDI et y réalise des études d’utilité sociale. Il s’agit d’une démarche d’études largement inspirée de la sociologie et de l’ethnographie mais adaptée aux besoins de l’entreprise. Ainsi, la durée du terrain est moins importante et nous nous focalisons moins sur les aspects théoriques que sur l’obtention de résultats pratiques. En ce qui concerne la réalisation de ces études, je suis au cœur de toutes les étapes : l’adaptation au cahier des charges du commanditaire, la construction des outils (guides d’entretien, d’observation, questionnaires), le terrain, la saisie informatique, les retranscriptions, l’analyse, la rédaction de rapport et la présentation des résultats. Mon poste implique également d’autres tâches telles que le développement des outils de recueil des données (avec programmation VBA Excel), la création d’infographies pour illustrer des résultats et le pilotage du projet national pour l’acculturation au « reporting » dans les structures locales et départementales de l’association. Pour tout cela, avoir fait un parcours initial d’informaticien est un atout.

 

Sophie S., 28 ans, diplômée 2013 : Responsable d’un Centre de Planification et d’éducation familiale

Avant le Master Sociologie d’enquête, une formation économique et sociale

Après avoir obtenu un baccalauréat économique et social, j’ai effectué une licence en Administration Economique et Sociale (AES) à Paris I.

Le Master Sociologie d’enquête, pour les connaissances sur la société qu’il offre

J’ai choisi ce master pour la possibilité qu’il m’offrait d’affiner mes connaissances en sociologie afin de mieux comprendre la société qui nous entoure au quotidien.

Après le Master, un poste de conseillère conjugale et familiale dans une association

Après le Master, je suis devenue conseillère conjugale et familiale au sein du Mouvement Français pour le Planning Familiale dans le Val de Marne. Dans ce cadre, j’ai ai été chargée de l’animation de cours d’éducation à la sexualité pour des groupes scolaires de la quatrième à la terminale ainsi qu’auprès de foyers d’aide sociale à l’enfance et de personnes en situation de handicap. Je formais alors les professionnel-le-s aux thématiques de la contraception, de l’avortement, de l’éducation à la sexualité et à la prévention des violences sexistes et sexuelles […]

Et maintenant ? Responsable d’un centre de Planification et d’éducation familiale

Je suis maintenant responsable d’un Centre de Planification et d’Education Familiale  au sein de la Fondation Santé des Etudiants de France à Paris où j’ai la charge de trois salariées.

 

Lucie A., 26 ans, diplômée 2014 : Professeure de sciences-médico-sociales

Avant le Master sociologie d’enquête, des filières technologiques qui mènent d’abord aux sciences de l’éducation

Après avoir obtenu un baccalauréat Economique et Social, je me suis orientée vers un DUT carrières sociales option gestion urbaine. J’ai ensuite effectué une licence puis ma première année et deuxième année de Master en sciences de l’éducation avant d’intégrer la deuxième année du Master Sociologie d’enquête.

Le Master Sociologie d’enquête pour son ouverture sur le marché du travail

En fin de M2 sciences de l’éducation, j’avais comme objectif de commencer une thèse dans le domaine de l’éducation mais je n’ai pas réussi à obtenir de financement. Ne sachant pas ce que je voulais faire, j’ai décidé de prendre un an pour réfléchir à mon avenir tout en restant étudiante. J’ai regardé les Masters à l’université Paris Descartes où j’étais en sciences de l’éducation et ai finalement choisi le Master sociologie d’enquête pour son programme et son une ouverture sur le marché du travail qui me semblait assez importante.

Et après le Master ? Un poste de professeure de Sciences-médico-sociales

Durant le M2 Sociologie d’enquête, j’ai pris le temps de réfléchir et portée par deux amies de mon ancien master en sciences de l’éducation qui avaient trouvé un poste de contractuelles en tant que professeures de sciences médico-sociales, j’ai tenté le concours pour être professeure dans cette même discipline. De manière très surprenante, j’ai obtenu le concours et suis devenue professeure pendant le Master. J’ai donc commencé à travailler à la rentrée suivant la fin du Master. Stagiaire, lors de ma première année d’enseignement, je dispensais neuf heures de cours à une classe de première ST2S tandis que je passais neuf autres heures à l’ESPE (nouvel IUFM) où j’apprenais le métier de professeur. Depuis lors, je travaille en lycée auprès de jeunes âgées de 16 à 22 ans préparant un baccalauréat technologique ST2 ou un BTS (SP3S et ESF). Mes cours vont de l’apprentissage de la méthodologie d’enquête et de projet, à la transmission de connaissances sur les politiques sociales et de santé  (1ères et Terminales ST2S). En BTS, je donne des cours de psychologie et de sociologie des publics. Je me sers donc des enseignements du Master sociologie d’enquête au quotidien lors de la préparation de mes cours.